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L’antenne relais en sursis ?

Par HP • 3 mar, 2009 • Catégorie: Actualités, Darnétal

 

Carole Duhamel n'exclut pas d'engager une action en justice

Carole Duhamel n'exclut pas d'engager une action en justice

Des membres du collectif “Dangerl Antenne Relais” se sont rendus au conseil municipal jeudi soir. Ils attendaient que le maire décident de faire démonter la nouvelle antenne relais qui surplombe la rue du Point du jour, à quelques encablures d’habitations, d’une école et d’un hôpital. Le premier édile attend une deuxième série de mesures, qui auront lieu une fois l’antenne activée… Reste à savoir quand.

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2 Réponses »

  1. Un courrier d’un habitant de Rouen, Guillaume Leroy, à paraître aussi dans la prochaine édition du Bulletin :
    “Je viens de prendre connaissance de l’article sur l’opposition à l’antenne relais de Darnétal dans le Bulletin de l’arrondissement de Rouen en date du 3 mars.

Je m’intéresse à ce sujet général des antennes-relais depuis quelque temps et je regrette toujours autant de voir la parole passionnée d’opposants ainsi relayée. J’explique mes propos : sur ce thème, nous pouvons régulièrement lire le point de vue des opposants mais jamais les médias (d’autant plus locaux) ne relayent le discours des scientifiques qui se sont penchées sur le sujet. N’ayant pas moi-même la prétention de tenir un discours que d’autres ont déjà formulé, je me permets donc de vous faire parvenir les liens suivants en espérant que vous les consulterez et qu’ils permettront d’apporter un peu plus d’esprit critique au débat :
    - sur les études du lien entre téléphone portable et cancer : http://www.charlatans.info/telephone-portable-cancer.php
    - sur l’exploitation de la peur liée à l’utilisation des portables (et donc des relais correspondants) : http://attrape-nigauds.charlatans.info/stopauxondes.shtml
    - sur la révélation que des études récentes dénonçant les dangers du portable étaient basées sur des éléments frauduleux (septembre 2008) : http://www.charlatans.info/news/spip.php?article65
    - sur les souffrances attribuées aux ondes des portables et donc de leur relais, et dont l’origine est toute autre : http://www.charlatans.info/news/spip.php?article71
    - sur la complaisance des médias en général : http://www.charlatans.info/news/spip.php?article6
    - sur les ondes hertziennes : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article869
    - sur les rumeurs liées aux études effectuées sur les portables et leurs relais : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article48

    - sur la rhétorique du principe d’inquiétude : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article907


    Vous constaterez bien évidemment que ces liens renvoient (seulement) vers deux sites ; ces derniers ont le mérite de citer en détail leurs sources et d’être rédigés par des personnes ayant un souci d’esprit critique et raisonné dans le seul but de ne pas succomber à des paniques injustifiées. Je conçois que la présence d’une antenne représente un certain trouble esthétique. Cependant, je regrette la diabolisation d’éléments dont l’éventuelle dangerosité a déjà été étudiée et pour lesquels le risque est réellement faible. Comme le souligne l’un des articles supra, le temps, l’énergie et l’argent dépensés pour lutter contre ces relais seraient certainement mieux employés pour d’autres thèmes plus judicieux. Pour conclure, j’espère que vous ne tomberez pas dans le travers habituels des opposants jusqu’au-boutistes qui accusent souvent les personnes soucieuses d’une réflexion dépassionnée de travailler à la solde des opérateurs téléphoniques et, je me répète, que vous prendrez la peine de consulter ces articles.”

  2. Le vendredi soir des vacances, quelques parents d’élèves et riverains se sont réunis devant l’école maternelle Candellier et ont revêtu symboliquement un chapeau de papier d’aluminium. Ce n’était pas pour fêter ensemble l’approche de Mardi-gras, seulement pour exprimer publiquement leur inquiétude face à un pylône nouvellement installé à deux pas de l’école et destiné à supporter des antennes relais de téléphonie mobile.
     
    Pourquoi diable poser en pleine ville des antennes de téléphone ? Pour que nous puissions téléphoner avec nos téléphones portables, tout simplement. Les téléphones portables sont de petits émetteurs-récepteurs de radio, qui communiquent avec le réseau par l’intermédiaire d’antennes réparties sur le territoire. Quand nous téléphonons d’un  fixe vers un mobile, et réciproquement, la conversation passe toujours par ces antennes. Sans antennes relais, pas de téléphone mobile. Et cela marche plutôt bien, puisque la France compte plus de 50 millions d’abonnements au téléphone mobile, et 50.000 antennes relais pour que tout ce monde puisse s’entendre.
     
    Alors pourquoi remettre en question ce système plébiscité par le public et qui fait la preuve de son utilité ? Par principe ! C’est le principe de précaution qui est invoqué par les manifestants. Les télécommunications (émissions de radio, télévision hertzienne, satellites, téléphones mobiles, téléphones sans fil…) fonctionnent par transmission d’ondes électromagnétiques. Ces ondes sont utilisées pour l’audiovisuel depuis environ un siècle, sans qu’aient été constatés d’effets néfastes pour la santé publique. Mais depuis un siècle, les flux sont constamment en d’augmentation ; les chaînes de radio et la télévision se multiplient, de même que les satellites de télécommunication, chacun a dans sa poche un téléphone mobile, et le Wifi (Internet sans fil) est de plus en plus présent. Ajoutons à cela tous les portiques de  détection des supermarchés ou les ondes parasites s’échappant de nombreux appareils électriques, et c’est dans un véritable « brouillard électromagnétique » que nous vivons tous sans nous en rendre compte.
     
    Les avis scientifiques sur les effets sanitaires des ondes électromagnétiques restent divergents et c’est ce qui inquiète les manifestants de Darnétal. Au nom du principe de précaution, ils demandent que cesse la multiplication des antennes relais, et au moins qu’on ne les installe pas à proximité des lieux sensibles que sont les écoles et les établissements de santé. Cela semble être une question de bon sens : avant de déployer à grande échelle une technologie nouvelle, il faudrait s’assurer de son absence de danger.
     
    Est-ce les opérateurs qui nous gouvernent ? Peut-être pas, mais à coup sur, c’est l’économie. Ce « secteur en pleine expansion » est créateur d’emplois et de richesses, dont une partie est reversée à la collectivité nationale sous la forme d’impôts. Mais ces bénéfices immédiats doivent être mis en balance avec les risques courus. Concernant l’amiante, par exemple, les questions de santé publique sont toujours restées au second plan, derrière les considérations économiques. On voit bien aujourd’hui que sans amiante, l’économie continue de tourner ; en revanche, les couts de santé engendrés par ces années d’immobilisme (soins de longue durée et indemnisations des malades) sont encore à évaluer. Il y a fort à parier que ces couts dépasseront de loin les bénéfices liés à l’utilisation de l’amiante.
     
    Ces considérations sont également valables pour les OGM, ou les nanotechnologies ; quelle urgence y a-t-il à les mettre sur le marché ? La sagesse commanderait d’attendre que des études approfondies démontrent leur innocuité et leur absence d’effet néfaste sur l’environnement et la santé. Et bien, non ! Nous en voila inondés : les ouvriers les fabriquant, les consommateurs les utilisant à leur insu, y sont exposés sans que l’on sache ni quelles maladies ils pourront développer, ni bien sur comment les soigner. Alors s’il vous plait, messieurs les dirigeants, exigez des industriels des preuves indiscutables de l’innocuité des technologies nouvelles avant d’autoriser leur diffusion. Si nous pouvions aussi prendre le temps d’une réflexion sur l’intérêt « sociétal » de telle ou telle innovation, tout le monde y gagnerait (sauf peut-être quelques fabricants).
     
    Mais voilà, tout nouveau tout beau ! A la vue d’une publicité bien faite nous répondons comme un seul homme aux injonctions des marchands, qui oublient de nous informer sur les inconvénients des produits proposés. Commençons par exiger un affichage sincère des qualités des produits, des bonnes comme des mauvaises ; ce serait à la fois un premier pas important, et un test de la bonne volonté des industriels.
     
    Et n’oublions pas que le consommateur a le dernier mot. « Quand on pense qu’il suffirait que les gens cessent d’en acheter pour que cela ne se vende plus… » disait Coluche.
     
    M.GUEDIDAT
    mars 2009

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